Jan
26
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La tâche est souvent ardue, en raison de l'implication émotionnelle. Il convient donc de trouver le moyen de prendre de la distance avec les critiques.
Dans son billet How to revise research papers after receiving harsh reviews, Daniel Lemire donne d'excellents conseils à ce propos.
En particulier :
If someone finds ten different flaws in your work, don’t look at it as one message: break it into ten components and address each one separately
Le « diviser pour mieux régner », appliqué à l'écriture scientifique en quelque sorte. L'effet psychologique est effectivement plus réduit que de prendre toutes les critiques d'un seul bloc.
Et en reprenant un écrit de Brian Martin :
I’ve found a way to make the revision process easier. I don’t reread my text, because that just cements my previous approach. Instead, I go through the recommendations of the referees and the editor one by one, making changes. After I finish all those changes, large and small, I print out the whole article and read through it, fixing up expression and making it flow.
Cette façon de procéder m'était inconnue, mais je la trouve excellente.
FMN.
Jan
26
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attention, (mauvaise) humeur !
Hier, je discutais avec un collègue (le sujet importe peu). La conversation dérive sur le traitement d'image et le traitement du signal. Arrive la sentence « l'image c'est du signal ! ». Par cette phrase lapidaire, mon interlocuteur entend « le traitement d'image est du traitement du signal ». Sous-entendu, les traiteurs d'image ne sont rien d'autre que des traiteurs de signal.
C'est une opinion répandue. Enfin, surtout chez les traiteurs de signal. C'est d'ailleurs un bon test pour savoir si la personne s’occupe d’images ou de signaux. J'en connais qui travaillent sur les deux. Ceux-là sont irrécupérables ;o).
En tout cas, c'est une opinion répandue, mais fausse. Extraordinairement fausse, même ! Il est vrai qu'un certain nombre d'outils présents dans la mallette du traiteur d'image sont issus du traitement du signal (filtrages linéaires, par exemple). Mais ce que les traiteurs de signal oublient, c'est qu'une image est une information à deux dimensions. La topologie, la géométrie sont des concepts complètement absents d'un signal. Alors que les notions de voisinage, de proximité ou de distance sont essentielles dans une image.
Donc, il ne faut pas dire « une image est un signal à deux dimensions », mais « un signal est une image à une dimension » !
FMN.
Dec
09
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C'est à ma connaissance une première en France. L'université de la Rochelle à mis en ligne sur iTunes plusieurs vidéos de soutenances de thèses.
Quelle prodigieuse idée!
J'ai donc téléchargé sur mon iPad :
- Méthodes fréquentielles pour la reconnaissance d'images couleur. Une approche par les algèbres de Clifford, soutenue par José Mennesson
- Contribution à l’analyse complexe de documents anciens : application aux lettrines, soutenue par Mickaël Coustaty (celle-ci je vais la suivre avec beaucoup d'attention. J'aime les lettrines)
- Fouille et classification de graphes : Application à l'analyse de plans cadastraux anciens, soutenue par Romain Raveaux
Pour les réfractaires aux appareils à la pomme, les vidéos sont visibles en clair.
FMN.