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Selon toute vraisemblance, le mouvement universitaire qui a débuté il y quelques mois a échoué : le décret est publié au B.O., le ministère n'a marqué aucun infléchissement et le mouvement, petit à petit, se réduit.
Comme d'habitude, le conflit a été perdu sur le terrain de la médiatisation. Les universitaires, malgré une mobilisation sans précédent, n'ont pas réussi à faire connaître les enjeux et la réalité des réformes en cours. Il est tentant de reprocher une inféodation des médias principaux au pouvoir en place, mais il semble que la réalité soit encore plus détestable.
Un débat vient récemment d'avoir lieu sur la médiatisation du mouvement universitaire que l'on peut visionner ici. Olivier Ertzchied en fait un résumé, ainsi qu'une analyse.
Ce qui me semble le plus grave est le constat de l'impossibilité des journalistes actuels à être capable de traiter un dossier en profondeur, correctement et d'en rendre compte à l'opinion publique. De leur propres aveux, les moyens humains et temporels pour traiter l'information sont réduits considérablement. Jusqu'à ne plus permettre autre chose qu'un survol des dossiers. Au final, l'exemple de la journaliste du Monde avouant son désarroi devant la "super-complication" du dossier. Il s'agit pourtant d'un des journaux les plus tirés en France.
FMN.